Archive pour la catégorie ‘Coup de gueule’

Par une maison positive, le 28 sept 2011

Vous avez surement du entendre, voire même voir des vidéos sur Youtube, sur le grand malheur des acteurs du solaire photovoltaïque, avec de grandes fresques de déclarations dignes des meilleurs hommes politiques, voire même des plus mauvais. Je ne vais pas vous mettre l’une des ces vidéos, qui est un contenu hypocrite d’un secteur qui pleure sur la réduction des aides fiscale type crédit d’impôt, qui n’a pas profité aux gens ayant investi dans ce secteur, mais qui a profité à toute la filière qui s’est gracieusement servie au passage. Ce discours, de ‘’ils veulent tous nous faire mourir…’’ a refait son retour lors des grandes discutions sur la suppression de quelques niches fiscales. Par contre pendant le même temps voici quelques informations sur la bonne santé du secteur du photovoltaïque qui étaient publiées, mais qui sont restées très peu reprises par les uns et les autres.

Avec 599 MW (Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Développement durable) raccordés au cours du premier semestre 2011, le parc photovoltaïque poursuit son expansion et garde le cap de la croissance. En revanche, l’éolien montre des signes d’essoufflement, avec des raccordements inférieur de 27% à ceux du premier semestre 2010.  Le rythme des raccordements est particulièrement soutenu depuis le début de l’année en métropole, notamment en Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Aquitaine qui totalisent près de 40 % des puissances raccordées au cours de ce premier semestre.

Pourquoi ces bons résultats, tout simplement car les mesures ‘’dites d’autorité’’  ne sont pas rentrées en vigueur de suite mais avec un délai relativement long, bien plus long que ce que l’on veut bien nous faire croire, et surtout nous faire nous contribuable qui payons des impôts, se sentir coupable de leurs manque de discernement, de stratégie commerciale, industrielle. Quels industriels, ou professionnels pouvaient croire qu’un crédit d’impôt aller durer pendant 20 ans, en sachant que le tarif fixe de rachat de l’électricité fixé par la loi, comportait une règle toute simple qui est :

Un prix fixe, défini par l’état, mais un prix qui est recalculé tous les ans et déprécié tous les ans. Le prix fixe et garanti, une bien belle promesse que tous les vendeurs de solaire photovoltaïque vous annonce en gros et en gras sur leurs documentations.  Mais petit détail, ce prix est garantie pour 12 mois après il est fixé dans le texte de loi, qu’il sera réduit d’année en année selon une règle relativement simple, bien sûr il y a un minimum bas qui est fixé aussi par la loi, mais bien loin du 55 centimes.

Si les résultats du photovoltaïque sont toujours au beau fixe, le constat n’est pas le même dans l’éolien. Par contre peu de gens arrivent à se faire entendre pour défendre la cause de l’Eolien, un secteur avec beaucoup moins d’acteurs, des installations de grosse puissance quasi systématiquement, ce qui rend cette branche beaucoup moins bruyante que le solaire photovoltaïque et pourtant l’éolien aurait bien des raisons d’être bruyante.

En conclusion ce ne sont pas ceux qui crient au loup, qui sont obligatoirement les vraies victimes.

 

Par une maison positive, le 30 mar 2011

Ce n’est pas un poisson quoique avec beaucoup d’arêtes…

Le prix du gaz va augmenter de 5,2% au 1er avril, à qui le tour ensuite ?

Depuis un an, la facture des ménages chauffés au gaz a augmenté de 200 euros. Depuis juillet 2005, les tarifs du gaz naturel ont augmenté de 61%. Sur la seule année écoulée, la hausse des prix s’élève à 21%.

Il y a un paradoxe dans tout ça, c’est que le prix du gaz sur les marchés boursiers baisse et le prix pour le consommateur français augmente ? Bizarre…

Quelques 88% des 10,7 millions de foyers abonnés au gaz sont assujettis aux tarifs réglementés. Ces tarifs, réévalués en principe tous les trois mois, évoluent en fonction d’une formule mathématique complexe fixée par arrêté ministériel. Depuis début 2010, ce n’est plus le gouvernement qui propose les hausses ou les baisses des tarifs, mais le groupe d’énergie GDF Suez, détenu à 35% par l’Etat. Voilà peut être l’explication de ces hausses régulières, l’Etat ne serait-il pas un actionnaire avec un besoin de dividende fort ?

Les tarifs sont ainsi indexés sur l’évolution du taux de change euro/dollar, les cours du fioul et les cours du pétrole brut.

Les cours du gaz ont fortement baissé sur les Bourses de l’énergie ces dernières années, en raison d’une surproduction mondiale. Pour tenir compte de cette situation nouvelle, les gros acheteurs de gaz, tels que GDF Suez, ont négocié une révision de leurs contrats avec leurs principaux fournisseurs.

La France importe 98% du gaz naturel qu’elle consomme.

En clair, il va falloir faire des aménagements rapides pour limiter la consommation de gaz, sinon vos économies vont y passer.

Peut-être mettre un programmateur de chauffage : simple, facile, pas très cher et rentabilisé en moins d’un an… mieux qu’un PEA.

Une production d’eau chaude sanitaire plus performante : électrique, solaire, thermodynamique.

Installer une VMC (ventilation mécanique contrôlé) Double flux, ce qui peut vous faire gagner encore jusqu’à 20% de votre facture de chauffage, une filtration de l’air neuf qui vous procurera une ambiance plus agréable, avec moins de poussières, de pollens…

Renforcer votre isolation des combles avec des flocons de laine de roche à épandre au râteau, des rouleaux de laine de roche à dérouler directement dans les combles. Cette action réalisable par tous peut vous permettre de gagner jusqu’à 20% de plus sur votre facture de chauffage, sans parler du confort pour vous et vos proches.

Après il y a l’acte ultime le remplacement de votre chaudière, par une PAC air / air ou une pompe à chaleur air / eau, afin de conserver votre plancher chauffant ou vos émetteurs de chauffage basse température.

Nous pensons que ces différents gestes, ayant un coût plus ou moins important, en sachant que l’on à classer du plus accessible au plus coûteux, sont le début d’une solution. Votre action individuelle sera plus forte, plus immédiate pour vous et vos proches, qu’une ultime action d’un homme ou d’une femme politique, quel que ce soit son appartenance ou opinion.

Par Renaud, le 8 juin 2010

La maison BBC dispose d’un label et est soumise à une certification. Elle doit répondre à des critères précis : une consommation d’énergie primaire de 50 kWhep/m².an et un test de perméabilité à l’air (0.6 m3/h.m²). La consommation d’énergie primaire est modulée en fonction de la zone géographique. La maison basse consommation est donc une maison étanche et consommant peu d’énergie. Mettons tout de suite les choses au point : la basse consommation est un objectif à soutenir et important car il ouvre la voie à de nouveaux types de bâtiment plus respectueux de notre environnement.

Cependant, les choses sont à relativiser. Une fois de plus, le label ouvrant droit au crédit d’impôt et à diverses aides, des opportunistes se sont engouffrés dans le marché du BBC. Le label présente en effet plusieurs failles. Tout d’abord la consommation d’énergie est une énergie primaire. Ainsi une « bonne » pompe à chaleur, c’est-à-dire avec un coefficient de performance important palliera un bâti peu performant en terme d’isolation. Quant au test d’étanchéité, il est réalisé après obstruction des ventilations souhaitées. Il s’agit donc d’évaluer les fuites et non de vérifier l’étanchéité réelle de la maison. De plus, aucune attention n’est portée sur le type de matériaux choisis.

Du coup, on peut faire du BBC avec  presque tout. Bien des promoteurs l’ont compris qui proposent des maisons en y collant un label BBC alors même que celui-ci n’est délivré qu’à postériori… et en majorant le prix en proportion des aides à venir bien sûr !

Voici quelques exemple d’aberrations de ces constructions :
- La VMC double flux est souvent écartée par les promoteurs alors même qu’elle apporte une réelle économie sur le chauffage, de l’ordre de 15 à 20 %. Sa consommation d’électricité supérieure à une ventilation simple flux est désavantagée dans les calculs.
- L’isolation est pratiquement toujours en laine de verre, moins chère, mais qui nécessite beaucoup plus d’énergie pour sa production et son recyclage que pratiquement tous les autres isolants (hormis le polystyrène). La durée de vie du produit et ses performances (en terme de déphasage par exemple) ne sont pas prises en compte.
- La certification est délivrée par des organismes qui possèdent une marge de manœuvre sur les critères. Ainsi, des produits certifiés dans d’autres pays européens sont refusés parce qu’ils n’ont pas la certification CSTB qui est rappelons-le payante … Parmi les organismes certificateurs se trouvent Promotelec dont un des adhérents est le CSTB … A quand une certification européenne indépendante ?

Le label BBC actuel est censé préfigurer la future RT2012. Espérons que des critères plus larges qu’un simple calcul logiciel permettront d’aboutir à des constructions réellement durables : basse consommation et respectueuses de l’environnement. Des normes pour le bien-être de tous et non au profit de lobbies et de quelques industriels qui n’ont pas su faire évoluer leur offre de produits.

Par Christophe, le 20 jan 2010

Aujourd’hui, jour de réflexion sur la taxe carbone par toute la force vive de l’état. Quoique nous devrions dire plutôt le serpent de mer « carbone ». J’ai la bonne surprise de lire dans les colonnes des Echos que la SNCF, ayant comme actionnaire principal l’Etat français, veut revoir en profondeur ses dessertes dès fin 2010 des lignes TGV. Il y a quelques semaines de ça, nos très chers ministres, secrétaire d’état et j’en passe, nous expliquaient que Copenhague allait être une réussite, et que la France avec le TGV, le parc d’énergie renouvelable en développement était le bon élève et un exemple. Clic, clac, codac… même pas un mois après le sommet historique sur le climat, nous avons la bonne surprise de découvrir le retour au galop des lignes d’avion en lieu et place des lignes TGV.

Bien sur la direction de la SNCF explique que les lignes qui seraient touchés par les remaniements sont des lignes qui économiquement ne sont pas viables. Le taux d’occupation des trains est depuis quelques mois sur une pente très savonneuse. La décentralisation, même pour les lignes  TGV, ce n’est pas gagné, bientôt pour une personne de Strasbourg qui souhaite se rendre à Lille devra surement passer par Paris, quoiqu’ avec un forfait visite de la tour Eiffel inclus, il y a peut être un débouché… Blague à part, on ne peut pas entendre ce type de discours d’une société proche de l’état, qui nous annonce que nous allons devoir utiliser nos voitures, voire même l’avion qui saura lui mettre en place des lignes qui seront rentables très vite, je ne sais pas pourquoi.

D’un côté on nous crée une taxe carbone en  »faveur du climat » et de l’autre la SNCF  annonce qu’il va falloir reprendre la voiture. Le bon plan, étant donné que la taxe carbone est sur le carburant, c’est l’état qui va y gagner… et la nature ?

Par Christophe, le 3 déc 2009

1045596_danger_of_deathAprès avoir vu l’intervention de Mme JOUANNO, secrétaire d’Etat à l’écologie, ce dimanche sur canal+, je ne peux faire autrement que de vous faire part de mon incompréhension totale. Vous affirmez, Mme la secrétaire d’état, être pleine d’ambition pour le sommet de Copenhague envers les USA la Chine et plein d’autres pays émergents. Mais quelles sont vos dernières actions concrètes en France ? Car se positionner comme les sauveurs c’est bien, mais faut-il aussi faire des choses chez soi. Car quand on sait que l’Élysée se chauffe encore au fioul, il y a de quoi avoir des frissons, et nous parlons pas du nombre de litres de fioul consommés. L’Élysée va-t-il payer la taxe carbone ? et surtout combien va-t’il payer ?

Dans le même esprit, on nous rabâche depuis des mois et des mois qu’il faut, y a qu’a, faut qu’on… Mais l’un des derniers communiqués de presse du ministre Mr BORLOO me fait froid dans le dos. Il faut soutenir l’économie verte, jusque-là tout va bien, par contre soutenir l’économie verte devient vite soutenir nos protégés des ex-sociétés état.

Un fournisseur d’énergie qui se veut être le sauveur du monde… Produire de l’énergie, installer des équipements, et le plus beau, concevoir les produits de l’avenir. Oui le mammouth de l’énergie veut tout, mais fait tout à moitié. Pourquoi ne se contente-t-il pas juste de faire son job correctement, c’est à dire comme l’un de leur concurrent l’affirme actuellement sur nos écran, ‘’fournir de l’énergie la plus qualitative possible et au meilleur coût et idéalement la plus verte possible et tout ça avec la volonté que le client, c’est à dire nous soyons satisfait’’.

Comment un gouvernement de droite dit ‘’libérale’’ instaure le communisme de la belle époque. Pourquoi Mr le ministre vous souhaitez que les installations de solaire photovoltaïque résidentiel soient intégrées à 100% ? Oui votre objectif c’est la qualité de l’intégration visuelle ! Désolé de vous le dire mais un ou deux centimètre de plus ou de moins en épaisseur sur 20 m2 de capteurs, c’est de la pignole d’élu.

Car 20 m2 de capteur photovoltaïque, c’est comme le nez au milieux du visage on ne peut faire autrement que de le voir.

Vous souhaitez, via un nouveau tarif de rachat du kilowatt, pousser vers une intégration totale des systèmes photovoltaïques, ce qui déjà est une absurdité monumentale pour les maisons existantes. Pourquoi cette absurdité ? On vous demande d’enlever environ 20 à 26 m2 de tuiles de votre toit qui était réputé jusque-là assurer l’étanchéité, qui avait nécessité de l’énergie grise pour produire ces matériaux, et là on vous dit on mets tout à la poubelle, et tout ça pour mettre un système  d’intégration qui lui même va demander de l’énergie pour le produire ? Vous n’avez pas l’impression que nous faisons de la consommation de matière première inutile ? Et tout ça sous raison de faire des économie d’énergie ou de produire de l’énergie ‘’verte’’. Pourquoi l’Allemagne, le plus grand marché Européen en solaire photovoltaïque,  ne fait pas appel à ce type de procédé ? Malgré cette absurdité totale, il y a un point complémentaire à tout ceci qui est la garantie que vous aviez de la part de votre couvreur pour votre toit qui va être remis en cause, suite à une intervention d’un tiers, sur son ouvrage.

Le gouvernement augmente l’incompréhension, via ce communiqué du 09.09 avec un projet de loi déjà écrit, sur l’obligation de réaliser une intégration totale des systèmes photovoltaïques en résidentiel pour profiter du tarif de rachat de 0,60 € du kilowatt produit. Oui le système 100% intégré va permettre de ne plus avoir de panneaux en légère sur-épaisseur des tuiles. Pour atteindre ce résultat d’intégration total, il va falloir utiliser des panneaux 2 en 1, qui produirons l’Ènergie et assurerons l’étanchéité de l’ouvrage. Par contre oui dans le neuf, là où les tuiles ne sont pas encore en place, et que le système vient à la place de, et ne vient pas remplacer de l’existant.

Bien sur, ce type de panneaux coûte beaucoup plus cher, deux voire trois usines produisent ce type de produit à ce jour, … Ceci ressemble plus à un texte de loi permettant de protéger ses amis plus qu’à démocratiser les énergies renouvelables. L’enjeu actuel, ne peut cautionner ce type de manipulation digne des gouvernements les moins fréquentables de la planète.

Mais quand on va sur le site du gouvernement on comprend mieux le pourquoi de ce texte, une croissance verte qui doit générer 600 000 emplois d’ici 2012. Avec des filières à fort potentiel et là, je suis d’accord avec le gouvernement,  il y a des choses à faire. Après il y a des filières dont le potentiel doit être renforcé, et oui on retrouve le photovoltaïque  »spécialisé dans le bâti » c’est lâché, la stratégie à l’importation est claire, faire un texte de loi afin de protéger des industries en retard de plusieurs longueurs. Vive l’économie de la médiocrité grâce au gouvernement. Pourquoi ce même gouvernement n’a rien fait dans les années 90, quand la France avait des acteurs dans le photovoltaïque en plein développement, mais à l’époque il fallait une nouvelle fois encore protéger EDF et les capteurs photovoltaïques ne pouvait être mis que dans des zones où le service public ne souhaiter pas aller. Mais maintenant qu’il y a de l’argent à gagner dans le photovoltaïque, EDF est d’accord pour en faire…

Le problème de fond c’est que c’est vous consommateur qui allez payer, car votre installation qui aujourd’hui vaut environ 16/18000 € vaudra surement 20/24000 € dans quelques mois, si les professionnels de la filière installation cède à la pression du législateur. Ce qui est le plus dommage c’est qu’un capteur 100% intégré produit environ 10 à 15 % de moins que le même capteur en sur-imposition. Ce qui veut dire le panneau est posé par dessus les tuiles. De plus ce type d’installation est : plus rapide à faire, on conserve ses tuiles et la garantie d’étanchéité, on utilise moins de matière première pour l’installation, un coût global plus faible, une souplesse de disposition plus importante des panneaux,… bref une version bien plus pertinente. Donc Mr le ministre, Mme la secrétaire d’Etat, j’aimerai savoir pourquoi vous allez à contre sens de la logique et du bon sens ? Une installation en sur imposition pourrait s’élever à 13/15000 € maxi.

C’est comme la gestion des aides type crédit d’impôt, là aussi il y a des choses à dire. Pourquoi mettre 50% et en suite 40% puis 25%, sur des produits de performances pas toujours très bonne. Et surtout des aides qui servent plus à enrichir des industriels ou des branches professionnelles, c’est le constat réalisé par Bercy. Pourquoi ne pas interdire tout simplement les produits n’ayant  pas une performance mini, comme au Japon ? Et surtout apporter les aides au consommateur final, qui est la personne qui investit. Pourquoi une personne qui achète des produits économe en énergie comme des LED ou de l’isolation, pour la seule raison qu’il l’achète dans un magasin et installe lui même ces produits n’a droit à rien. Par contre en passant par un installateur pour le même résultat, il aura droit à des aides. Mais ces aides auront un double coût, le premier étant que l’investissement sera bien plus élevé dans bon nombre de cas, et pour accorder tous ces crédits d’impôt il faut bien collecter de l’impôt… je vous laisse méditer.

Liens

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/une-croissance-verte-generatrice-de-600-000-emplois-d-ici-a-2012

http://enqueteur.dicom.sg.developpement-durable.gouv.fr/index.php?sid=64932&lang=fr